Nouveau en provenance de Grande Canarie :
Volcanique, aérien, fantastique et tout juste arrivé
Eh oui, même après 30 ans, la qualité de certains vins peut encore vous laisser sans voix…
Et c’est exactement ce qui s’est passé ici.
Quand vous goûtez ces vins et découvrez leur histoire, vous le savez : l’Espagne n’en est encore qu’à ses débuts.
« It’s all beginning to happen! »
Dès la première gorgée d’
Ikewen, ce fut une véritable révélation.
WAOUH ! Quel vin ! Il rappelle
les plus grands Barolos : fin, élégant et aérien.
Mais surtout : volcanique !
Car ce vin vient de Grande Canarie.
Vous connaissez peut-être surtout l’île pour ses grandes stations balnéaires, mais il s’agit avant tout d’une île volcanique, avec de nombreuses montagnes, pentes et roches.
Nous connaissions déjà Carmelo Peña de son passage à Lanzarote. Il avait en effet produit les premiers millésimes de
Puro Rofe. Mais son propre projet se trouve à Grande Canarie. C’est son île natale, où il vit toujours avec sa famille.
En 2017, il a donc lancé son propre projet. Une première génération, partie de zéro. Uniquement avec sa famille.
Un petit domaine, des rendements très limités et un apprentissage au fil des années. Aujourd’hui, le domaine reste minuscule et la production très faible, mais
MY GOD, quels vins !
Si vous aimez les Ribera puissants, passez votre chemin. Mais si vous appréciez la finesse, l’élégance et la minéralité, il vous sera absolument impossible de résister à ces vins.
En tout cas, ils m’ont complètement renversé. Incroyable !
Quel bonheur de pouvoir encore être autant enthousiasmés par un projet, un vin et un vigneron après 30 ans dans le métier !
Carmelo produit trois vins :
Ikewen,
Tidao et
Sansofi. Production totale en 2024 : 9 000 bouteilles.
Une production minuscule, donc…
Il produit ses vins à San Mateo. Ce n’est pas la zone viticole la plus typique de l’île. Historiquement, la viticulture se concentre surtout plus au sud et dans la région de Bandama, à plus basse altitude. Mais Carmelo a délibérément choisi de travailler des vignes en altitude. Et ici, altitude signifie vraiment altitude… entre 1 100 et 1 460 mètres.
Parmi les vignobles les plus élevés d’Espagne ! Le nom de son domaine, « Bien de Altura », est d’ailleurs un jeu de mots sur « mal de altura », le mal d’altitude.
Carmelo souffre plutôt du contraire : il adore l’altitude !
Outre le terroir volcanique, un autre élément était essentiel pour lui : les vignobles sont situés au-dessus des nuages. Ces nuages apportent de l’humidité et favorisent le développement de maladies cryptogamiques.
À l’altitude où il travaille, ce problème ne se pose pas. De plus, des vents frais assurent une circulation constante de l’air. Des conditions idéales pour obtenir des raisins de grande qualité, parfaitement mûrs.
Et aujourd’hui, ses trois vins sont arrivés chez nous : une seule petite palette réunissant les trois cuvées. Les quantités sont donc très limitées et ces vins sont déjà cultes !
Lisez plutôt ce qu’en dit R. Parker :
« Le projet de Carmelo Peña à Grande Canarie est en train de se consolider. Les 2024 ont tous été vinifiés avec les grappes entières et se trouvaient encore en cuve, dans l’attente d’une mise en bouteille prévue quelques mois plus tard. Ce millésime a donné des raisins à la peau épaisse, de petite taille et regroupés en grappes lâches. Il a adapté la durée de macération, mais les vins présentent malgré tout une couleur plus profonde. Une vague de chaleur a accéléré les vendanges, qui ont débuté à la fin du mois d’août. Les rendements ont été plus faibles et la production 2024 n’a pas dépassé 9 000 bouteilles. Elle devrait, espérons-le, atteindre 15 000 bouteilles en 2025, mais les vendanges étaient encore en cours au moment de la rédaction.
Grande Canarie n’a produit que 189 000 kilos de raisins en 2024. La zone de San Mateo, où il est installé, est aujourd’hui très recherchée, et d’autres projets commencent à s’y approvisionner en raisins. Les vignes se situent entre 1 100 et 1 460 mètres d’altitude. Ce sont les plus hautes, mais aussi les plus fraîches de l’île. Il souhaite planter quelques cépages blancs et, en 2025, il dispose d’une barrique qu’il souhaite élever sous un voile de levures de flor. »