Cette fois, direction la Galice.
La partie atlantique au-dessus du Portugal. C’est l’Espagne verte. Le sol y est presque partout granitique et il y pleut encore plus que chez nous (sauf l’année dernière 🙈) !
Voici Rodri Méndez, issu d’une famille de vignerons et de ferrailleurs, spécialisés dans la fabrication de cages en acier pour l’élevage des huîtres et autres coquillages dans les fjords (ou “Rias” en espagnol) de Galice.
Il a baptisé son domaine du nom de ce métier : “Forjas del Salnés”, autrement dit “les forgerons de la région de Salnés”. En 20 ans, Rodri est devenu l’un des plus grands noms de la région.

Et pas seulement en blanc ! Il produit aussi, avec l’aide de (encore lui !) Raúl Pérez, quelques rouges très atlantiques et hautement cotés.
La Galice est aussi une région où l’on ne trouve que de toutes petites parcelles de vigne. La région est morcelée à l’extrême : un hectare est déjà considéré comme une grande propriété. Cela vient du droit successoral local, qui impose une division égale entre tous les enfants.
Pour vous donner une idée : notre plus grand producteur dans la région, Pazo Señorans, achète des raisins à plus de 300 propriétaires différents. Un morcellement désespérant !

Rodri produit donc en très petites quantités. Même de son blanc d’entrée de gamme Leirana, il ne fait guère plus de 30 à 50.000 bouteilles, selon les millésimes.
En plus de son domaine familial Forjas del Salnés, Rodri signe également quelques cuvées sous son propre nom : “Rodri Méndez”. Et là, la production est encore plus confidentielle…
Aujourd’hui, nous vous présentons les deux cuvées phares de ces deux projets.
À peine 100 bouteilles de chaque vin sont disponibles. Nous les avons donc regroupées en 30 packs contenant 3 bouteilles de chaque. C’est, selon nous, la manière la plus équitable de donner à chacun la chance de les déguster et de les ajouter à sa cave.
Ce sont deux “must have”. Deux blancs atlantiques espagnols qui comptent parmi les meilleurs du pays.
Et tous deux ont obtenu un score de 95/100 ¡

Oui, 2019 !
Ce n’est que la 3e fois que cette cuvée voit le jour : les millésimes précédents étaient 2005 et 2013 !
Un vin de grande concentration avec un très beau potentiel de garde.
Superbe minéralité grâce à son sous-sol granitique.
Élevage en foudres pour apporter volume et rondeur.
Un terroir d’exception et une grande complexité !
Le nom est un hommage à sa grand-mère.
Le second vin est issu de son mini-projet personnel, qu’il signe sous son propre nom.
La cuvée d’entrée est le Cíes, mais ici il s’agit de sa cuvée prestige : Sálvora, produite uniquement certaines années.
Une très vieille vigne pré-phylloxérique à Meaño avec une production totale de seulement 2.000 bouteilles.
Là où María Luisa Lázaro offre de la rondeur, la Sálvora exprime de la verticalité et une belle salinité.
Son sous-sol mêle granite et calcaire. Très “Chablis-like”.
Et c’est l’avant-dernier millésime !
2023 est le dernier : les vignes ont été expropriées pour construire une route. Tragique…
Deux superbes Albariños à comparer côte à côte.
À vous de goûter et d’apprendre !